Translate

Affichage des articles dont le libellé est lemonde. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est lemonde. Afficher tous les articles

samedi 15 février 2020

Réflexions sur le "shoah business" #3



Épisode §3. Une tragique rencontre entre une juive et un gigolo

Elle s'appelait...

Mais avant d'évoquer cette personne, commençons par un tragique fait-divers.

Hiver 1943. Berlin croule déjà sous les bombes alliées. Tout le  monde ne pense qu'à une chose : trouver un abri sûr et rester vivant au moins jusqu'au lendemain.

Mais voilà qu'au beau milieu du chaos, des témoins font une série de découvertes macabres : des restes humains empaquetés dans divers emballages, la plupart en carton, mais aussi dans une valise. La police estime qu'il s'agit des corps démembrés d'une femme et d'une fillette. Après avoir récupéré les divers "colis", il ne manque que les deux têtes. Une bonne partie des colis macabres avaient été abandonnés dans des..., voire à proximité de gares, certains même dans des wagons.

Et c'est là que le chef de la police criminelle (Kriminalpolizei, la fameuse "Kripo" des polars allemands) [pron. kriminalpôlits] va jeter son dévolu sur la valise : une valise usagée, donc pas neuve, donc ayant pas mal servi, donc ayant été vue ici ou là. Autant dire qu'elle n'a pas été achetée exprès par le criminel responsable du massacre. Une photo de la valise est transmise à l'ensemble des quotidiens et hebdomadaires berlinois, lesquels ne semblent pas (encore) perturbés par le capharnaüm ambiant.

L'option du chef de la police semble porter ses fruits, puisque, quelques jours plus tard, un homme appartenant à la communauté juive berlinoise se présente à la police, et affirme avoir déjà vu cette valise. Il l'aurait vue chez une connaissance : une femme juive du nom de Vera Korn, qu'il n'aurait pas vue depuis un certain temps. Et le témoin va faire avancer l'enquête d'un bond, en révélant aux policiers que ladite Vera avait une fille qu'elle élevait seule.

Bien évidemment, la police berlinoise va faire ce que toute police sait faire, et ce, malgré la pluie de bombes qui continue de s'abattre sur la ville.

Les voisins de la femme disent avoir perdu toute trace de leur voisine, tout en informant les enquêteurs de l'existence d'un visiteur assidu auprès ce cette Vera, un certain Eckert. À un moment, l'homme venait presque quotidiennement chez la voisine, au point que l'on a pu penser qu'ils s'étaient mis en ménage.

La police a vite fait de retrouver le fameux Eckert, lequel est employé... dans les chemins de fer. L'homme est marié et a un enfant. Par ailleurs, il a sa carte du NSDAP (parti national-socialiste) et a même été membre des  fameux S.A.

À partir de ce moment, les limiers de la police ont la conviction qu'ils tiennent leur homme, lequel, du reste, ne fait aucun mystère de ses relations, qu'il dit anciennes, avec Vera.

Mais il faut croire que la police criminelle d'Hitler ne manquait pas de savoir-faire (!), puisque, très rapidement, Eckert va se mettre à table.

C'est ainsi qu'un jour, il croise cette Vera, une juive berlinoise un peu paumée et élevant seule sa fille. Elle aussi travaille comme "Arbeits-Jüdin" aux chemins de fer. Ils sympathisent, au point que la femme lui confie un coffret contenant des bijoux de famille, qu'elle préfère voir dans un lieu plus sûr que son propre domicile. Sauf que, quelque temps après, son comportement change et elle lui demande de lui restituer les bijoux.

Le margoulin se dit que ces bijoux ont assurément pas mal de valeur, et que si, d'aventure, la juive pouvait disparaître au cours d'une rafle quelconque, cela faciliterait ses affaires. Il faut dire que Vera Korn avait été mariée à un "aryen", le père de sa fille, le mariage assurant aux conjoints relevant de couples "mixtes" - théoriquement interdits par les nazis, à ceci près qu'en 1933, lorsque Hitler arrive au pouvoir, il existe déjà une flopée de couples de ce type - une certaine protection. Le problème c'est que Vera n'est plus en couple avec son "aryen" !

Un moment, Eckert envisage d'adresser une lettre de dénonciation à la Gestapo, puis il se ravise, à cause de la petite. Et puis il espère toujours se rabibocher avec Vera. Seulement voilà, cette dernière  ne semble plus vraiment disposée à poursuivre leur relation.

Arrivent les bombardiers alliés. Et c'est là qu'Eckert se dit que, dans le chaos des bombardements et le sauve-qui-peut généralisé qu'ils ne manqueront pas de provoquer, des restes humains abandonnés ici ou là n'intéresseraient pas grand monde.

Et voilà comment, un banal employé des chemins de fer, qui n'avait jamais commis le moindre délit, va se muer en assassin sans scrupule, capable d'assassiner une mère et sa fillette afin de faire main basse sur un coffret de bijoux.

Mais notre gigolo meurtrier avait présumé de ses compétences en matière de crime, puisque ce dernier était tout sauf parfait, avec ces restes humains faciles à retrouver,  et ce, quasiment sur le lieu de travail même de l'assassin, ainsi que cette valise appartenant à la victime et si facile à identifier par le premier témoin venu.

Le fait est que Eckert n'avait toujours pas restitué les bijoux à leur propriétaire. C'est alors que lui est venue l'idée d'attirer Vera et sa fille dans un traquenard. C'est donc le jour supposé de la restitution des bijoux que Vera et sa fille se rendent au lieu supposé d'un rendez-vous au cours duquel Eckert leur restituerait les bijoux. Mais Vera et sa fille ne rentreront plus jamais à leur domicile.

Arrêté par la police le 8 mars, August Eckert comparaît devant un tribunal criminel berlinois trois semaines plus tard, soit le 28 mars 1944 ; le verdict tombe le jour-même : condamnation à mort par décapitation. La sentence sera exécutée dès le lendemain, 29 mars 1944.

C'est ainsi que, sous Hitler, un sinistre margoulin pouvait être condamné à mort et exécuté pour avoir assassiné une juive.

Cette histoire nous est rendue dans un passionnant récit paru en Allemagne en 2006, sous la plume du journaliste Michael Klein - que je soupçonne d'avoir quelque peu romancé l'histoire, mais bon, il fallait bien combler quelques lacunes éventuelles dans le récit ! -, lequel évoque en quatrième de couverture "la véridique histoire du seul (et unique) meurtrier de juif/ve condamné à mort par le régime nazi, ainsi que celle de sa victime."

Vera et le "porteur de chance" brun. 'Glücksmann', de Glück : la chance. L'homme était censé la tirer d'affaire dans ce Berlin compliqué pour une juive ; n'était-il pas membre du NSDAP et des S.A. (d'où la référence à la couleur brune) ?



Nota bene : ce que le récit de M. Klein m'inspire ? D'aucuns vont paraître surpris d'apprendre qu'il y ait eu encore des juifs à Berlin dans ces années 1943-1944, soit autour de cinq mille selon les estimations. Voilà qui me rappelle une rencontre, avec une sémillante blondinette : pour faire court, un visage façon Eva Marie Saint, plus la blondeur (en plus intense) de Marion Maréchal. Et cette juive allemande m'a dit un jour : "Surtout ne crois pas tout ce qu'on raconte dans les journaux et dans les livres !".

Elle venait tout juste de me révéler qu'elle était née en Allemagne de deux parents juifs, eux-mêmes nés en Allemagne de quatre parents juifs, eux-mêmes nés en Allemagne de huit parents juifs... Et elle de me confirmer, en me regardant droit dans les yeux, que durant les années hitlériennes, aucun membre de sa parentèle n'avait dû fuir ni n'avait été inquiété par le régime nazi. J'avoue que j'en suis resté bouche bée. Peut-être raconterai-je cette rencontre un jour, ici même... Wait and see!





vendredi 7 février 2020

Réflexions sur le 'shoah business' #2


Épisode §2. "Mémoire juive et éducation"

"Mémoire juive..." est l'intitulé d'un site visible sur Internet.

Et moi de me demander en quoi la mémoire pouvait être "juive", surtout lorsqu'on examine le contenu du site en question.

Peut-être veut-on nous faire croire qu'il n'y avait que des "gens de la synagogue" dans l'ensemble des camps de concentration nazis !


Détail intéressant : la liste quasi exhaustive des dépendances (= kommandos)  du camp d'Auschwitz, lequel ne se réduisait pas à... Birkenau !

Pour mémoire, Birkenau, c'est un cinquantième d'Auschwitz, soit deux cents hectares sur près de dix mille. 
 
Encore une précision ? Privé de ressources pétrolières et coupé de toutes ses colonies d'Outre-mer, le régime nazi a dû se focaliser sur la production d'une essence de synthèse tirée de la liquéfaction de gaz à partir du charbon, technique ultra-onéreuse mise en place en partie avec l'aide de la Standard Oil. Or ces installations très stratégiques se situaient à Auschwitz, avec pour maître d'oeuvre la firme IG-Farben.

Il s'avère, donc, particulièrement étrange que 99 % des activités du site d'Auschwitz soient systématiquement passés sous silence par une clique de faussaires.

Dernier petit détail : IG-Farben et l'ensemble du tissu militaro-industriel nazi avaient un besoin vital de main d'oeuvre, d'où l'organisation des camps, placés sous l'obédience du W.W.V.H. (Waffen - SS - Wirtschafts - Verwaltungs - Hauptamt / ajout de tirets pour la commodité de la lecture) : Office Central de la Waffen-SS chargé des affaires économiques.

Autant dire que les camps dirigés par le WWVH (1) étaient des sites de production industrielle. Voyez la liste ci-dessus pour Auschwitz.

Question : comment expliquer qu'une partie de cette si précieuse main-d'oeuvre, si vitale pour la production de matériels aussi stratégiques que le carburant, le caoutchouc synthétique, les armes... ait été détournée au profit d'une activité absolument improductive : l'extermination, laquelle aurait pu (dû !) être réalisée ailleurs qu'ici ? (voyez Babi Yar, Lidice, Oradour-sur-glane, etc.)

Autre chose ? Vous allez finir par me trouver obsédé, mais j'en reviens toujours à la même question : qu'est-ce qu'Hitler reprochait exactement aux gens de la synagogue ?

Par parenthèse, savez-vous pour quelle raison et sous quel prétexte les États-Unis ont pris part à la Première Guerre Mondiale ?

Prenez cette fameuse déclaration d'Adolf Hitler, traduite en ces termes par le site PHDN :
« Aujourd’hui, je serai encore un prophète : si la finance juive internationale en Europe et hors d’Europe devait parvenir encore une fois à précipiter les peuples dans une guerre mondiale, alors le résultat ne serait pas la Bolchevisation du monde, donc la victoire de la juiverie, au contraire, ce serait l’anéantissement de la race juive en Europe. »

Hitler dixit : 
« Ich will heute wieder ein Prophet sein: Wenn es dem internationalen Finanzjudentum inner- und außerhalb Europas gelingen sollte, die Völker noch einmal in einen Weltkrieg zu stürzen, dann wird das Ergebnis nicht die Bolschewisierung der Erde und damit der Sieg des Judentums sein, sondern die Vernichtung der jüdischen Rasse in Europa ».

Soyons honnêtes : est-il question de "gens de la synagogue" dans la déclaration d'Hitler ? Ce serait mal connaître la sémantique du dictateur, qui n'évoque les gens de la synagogue que dans 'Mein Kampf' (1925)  et quasiment jamais entre 1933 et 1945. Par ailleurs, il va sans dire que "Finanzjudentum" comporte une forte péjoration, comme souvent chez Hitler. J'estime que "finance juive internationale" est une mauvaise traduction, et surtout, une édulcoration de "Finanzjudentum", dans la mesure où il faut comprendre ce que sous-entend Hitler (2), qui devrait s'entendre par "mafia financière juive" ou par "juiverie financière internationale."

Et comme preuve qu'Hitler n'en a pas du tout après les "gens de la synagogue", la référence à 'noch einmal in einen Weltkrieg stürzen' est très explicite, non ? Hitler y sous-entend que l'"Internationales Finanzjudentum" aurait DÉJA (cf. noch einmal) précipité le monde dans une guerre mondiale.

Et c'est là que, lorsqu'on dispose d'un peu de culture générale, on se rappelle la fameuse "Dolchstoßlegende" ou "légende du coup de poignard dans le dos" qu'aurait reçu (le coup de poignard) une Allemagne humiliée et dépecée à Versailles à la fin de la première guerre mondiale. Et derrière l'embrouille versaillaise, les ultranationalistes allemands, dont Hitler, ont toujours vu la main de la "juiverie" internationale.

Faire silence sur la question, c'est montrer qu'on n'est pas digne de passer pour un historien !

Voyez cette fameuse Une du Daily Express (24 mars 1933, Hitler vient à peine d'être nommé chancelier) ; de deux choses l'une : ou elle est fausse, et l'affaire est entendue, ou elle est vraie, et l'on tient là un des mobiles de l'animosité obsessionnelle d'Hitler envers non pas les gens de la synagogue mais envers le fameux "Internationales Finanzjudentum".

Juifs du monde entier, unissez vos efforts... (pas contre le régime 
nazi mais bien contre toute l'Allemagne...)
Autant dire que les représentants de cette nébuleuse internationale auto-baptisée "Judea" n'ont pas attendu l'embryon d'un commencement d'application d'une politique anti-juive par Hitler pour appeler au boycott des marchandises venues d'Allemagne, y compris via des manifestations de masse... Pour mémoire, les lois juives dites de Nuremberg ne seront mises en place qu'en... 1935. Quant à la fameuse "Nuit de Cristal" (1938), elle interviendra à la suite de l'assassinat, à Paris, par un activiste juif, d'un diplomate allemand.

Et c'est là que nos "historiens", par couardise, incompétence, ou par cynisme, se gardent bien d'expliciter ce que sous-entend cet avertissement d'Adolf Hitler, préférant noyer le poisson derrière le vocable "juif" que, pour ma part, j'ai décidé de garnir systématiquement de guillemets, s'agissant de la période nazie.


(1) Si ça vous amuse (!), vous pouvez toujours faire une recherche en ligne sur le sigle 'WWVH' pour vous convaincre du peu d'intérêt (!!!) que cet organisme (pourtant incontournable dans l'organisation concentrationnaire nazie) suscite chez les historiens. Pour ma part, à ce jour, je ne suis toujours pas tombé sur la moindre monographie ou thèse traitant de la question ! Sinon, l'acronyme allemand est souvent traduit, de manière mécanique, par Office central SS pour l'économie et l'administration, traduction platement scolaire, dès lors que 'Wirtschafts- (génitif !) + Verwaltungs- (génitif !) + Hauptamt' veut dire que le terme de référence est Hauptamt, les autres n'étant que des "déterminatifs" (ou compléments du nom). Autrement dit, il s'agit bien d'un office central chargé de la gestion économique (Wirtschaftsverwaltungs...) ; en bon allemand : es handelt sich hier um ein Amt, das die Wirtschaft verwalten soll : un organisme censé gérer les affaires économiques, la notion d'administration étant (déjà) incluse dans le verbe gérer ou le substantif gestion (verwalten/Verwaltung).

(2) Il suffit de lire l'"hitler" dans le texte pour constater qu'il affectionnait tout particulièrement le recours aux pré/ et suf/fixes pour désigner l'univers "judéo...". Pensons à des trouvailles sémantiques comme, précisément, le substantif "Finanzjudentum"  (il fallait oser associer religion et finance et Hitler n'était pas à ce genre de détail près !), ou encore le fameux "Jüdisch - bolschevismus" (judéobolchevisme), et l'adjectif correspondant : "jüdisch - bolschewistisch" (judéobolchevique) ; on a même eu droit à un "jüdisch - maurerisch - bolschewistisch" (judéo-maçonno-bolchevique"), ce qui, on en conviendra, nous éloigne sensiblement de la synagogue !



Liens :  01 - 02 - 03 - 04 - 05  

mardi 14 février 2012

Du Monde au JDD en passant par le Figaro : le triomphe posthume de Josef Goebbels



Il fallait s'y attendre : depuis quelque temps, les articles manipulateurs concoctés par de petits émules de Goebbels fleurissent ici ou là, visant à préparer l'opinion publique sur le caractère inévitable de frappes "israéliennes" sur l'Iran, on se demande bien pourquoi. Mais il faut croire que, pour tous les petits épigones de Goebbels, le "peuple élu" aurait le droit de bombarder qui il veut, quand il veut.

Et le droit international dans tout ça ? Quel droit international ? 

Les échantillons qui suivent ne sont nullement exhaustifs, puisque sur les ondes de diverses radios voire télévisions, les experts en propagande pro-israélienne ne sont pas en reste (cf. notamment France Info-Intox, le 14 février 2012, 19h30, avec Olivier Delagarde et Fabienne Sintès depuis Washington). (1)





Petit problème : il semble que les rédac'-chefs de ces journaux aient juste oublié un petit détail, à savoir la mention selon laquelle les articles en question avaient bel et bien été traduits de l'hébreu, en l'occurrence par les services ad hoc du ministère israélien de la propagande !

Oubli réparé par mes soins !

À propos de droit international : prenez un abruti quelconque, affublez-le du titre de "Spécialiste des questions militaires et de la prolifération des armes nucléaires, chercheur au Centre des études de sécurité à l'IFRI" (Institut français des relations internationales).


Pour mémoire, "relations internationales" ne veut pas dire "droit international" !

De fait, il n'y a dans cette "expertise" de notre pseudo-spécialiste aucune référence au droit international, lequel s'apprend en FAC de droit dès la première année ! Et qu'apprend-on en première année de droit, s'agissant de droit international ?

On y apprend notamment ceci, que les États sont souverains avec comme première conséquence que leurs frontières sont inviolables ! Ce qui devrait avoir une conséquence évidente : si les frontières de l'Etat iranien ne sont pas inviolables, alors celles de l'Etat israélien non plus !

Ce qui n'empêche pas notre abruti et soi-disant expert en relations internationales de débiter, sans rire, qu'"Israël dispose des moyens requis en termes de supériorité aérienne... et d'un savoir-faire quasi unique..." (sic)

Par savoir-faire quasi unique, notre soi-disant expert évoque sans doute les destructions de routes, d'habitations, d'écoles, hôpitaux... en Palestine ou dans le Liban Sud...





Et de fait, de droit international, pas la moindre trace, par exemple les multiples violations d'espaces aériens que supposerait une agression de l'Iran par la marionnette des Américains au Proche-Orient, violations qui ne viendraient qu'aggraver un véritable crime contre le droit international.

Autre détail croustillant, la disparition pure et simple des territoires palestiniens de la carte...


... comme indice supplémentaire que, même en France, le ministère israélien de la propagande est parfaitement secondé par moult larbins se faisant passer pour des journalistes !


(1) À propos de la Syrie, un petit échantillon de contre-information sur France-Info-Intox : "En Syrie, les chars de Bachar El-Assad continuent de bombarder les foules qui contestent le régime à Homs, mais aussi à Alep. C'est nouveau !". Dixit le "journaliste" Franck Noblès le 11 février 2012, 9h38 ; rebelote à 9h45 et là, j'ai zappé. Je suppose que le dénommé Franck Noblès a répété son couplet imbécile toute la journée ! Encore un qui a dû recevoir son diplôme de "journaliste" dans une pochette surprise !

Pour information, la veille, il n'y a eu aucun bombardement à Alep, mais un attentat à la voiture piégée. Mais tout le monde sait que lorsqu'un engin explosif détonne quelque part, c'est la faute au gouvernement en place... On pense, par exemple, aux attentats meurtriers survenus en Israël, ou aux Etats-Unis, par exemple à Oklahoma City, ou en France, dans le RER parisien... 

Pour preuve, à la suite d'une série d'attentats du début janvier  2012, voici ce qu'on a pu entendre sur France-Info-Intox : "L'opposition syrienne accuse le gouvernement d'organiser ces attentats pour détourner l'attention..." (Valérie Crova depuis Beyrouth, le 7 janvier 2012, 9h05).

Crétins de "journalistes" !


Liens :  01 -  02 

samedi 8 octobre 2011

Libye : quand les émules de Goebbels se prennent pour des journalistes. L'exemple de l'AFP

Lu dans liberation.fr (je n'achète plus aucun journal, pas même après la mort de Steve Jobs sauf occasion rarissime !), un papier signé AFP (tiens Monsieur Mathieu est en vacances ?, pour ceux qui ont lu ma précédente analyse sur un papier de Libération, quotidien français) cité in extenso.

Ceux qui ont déjà lu mes précédentes analyses de texte savent désormais comment procéder pour lire un article de presse entre les lignes. Cette fois, c'est vous qui allez analyser le texte. Je me suis contenté (!) de mettre quelques passages en exergue, mais vous n'êtes nullement obligé(e)s d'en tenir compte (!). Juste une chose, tout de même : qui rédige l'article et à partir de quelles sources ? Reste la question de la justification de la campagne de Libye : qui se résume en trois sigles : ONU, OTAN, 1973.

Et maintenant, c'est à vous.


SYRTE (Libye) (AFP) - Les forces du nouveau régime libyen ont progressé samedi dans Syrte au prix de combats féroces et de lourdes pertes, resserrant inexorablement l'étau autour des derniers partisans du régime déchu.

"Les dernières batailles sont toujours les plus terribles", a estimé le président du Conseil national de transition (CNT, ex-rébellion), Moustapha Abdeljalil, qui a reconnu que les combats à Syrte, à 360 kilomètres à l'est de la capitale libyenne, étaient "féroces".

"Nos combattants, encore aujourd'hui, ont affaire à des tireurs embusqués postés sur des points hauts à Syrte", a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Tripoli avec les ministres de la Défense italien et britannique.

C'est à la chute de l'ensemble de la région de Syrte, théâtre de combats violents depuis le 15 septembre, que le CNT compte proclamer la "libération" du pays. Outre Syrte, seul le bastion assiégé de Bani Walid au sud-est de Tripoli résiste encore.

En deux jours, les combats à Syrte ont fait 18 morts et près de 300 blessés dans les rangs des pro-CNT, selon Hassan Umran, médecin dans un hôpital de campagne à 50 km de la ville côtière où les forces du CNT ont lancé une "grosse opération" pour tenter de venir à bout de la résistance de leurs adversaires.

Elles ont progressé dans le centre-ville et autour de plusieurs zones stratégiques où les hommes restés fidèles au leader déchu Mouammar Kadhafi se sont retranchés.

Les pro-CNT sont parvenus à prendre le contrôle d'un important axe routier reliant le centre-ville au Centre de conférences Ouagadougou et à l'université, plus au sud. Ce Centre, vaste rectangle de béton en forme de blockhaus où se tenaient des sommets africains, et l'université sont des objectifs importants et font l'objet depuis des jours d'âpres combats de rue et à l'arme lourde.

"Nous nous sommes emparés de l'avenue. Nous contrôlons toute la route", a affirmé à un journaliste de l'AFP Naji Mismari, commandant CNT dont les hommes se trouvent désormais à moins d'un 1 km du Centre de conférences.

"Il y a des morts partout dans les maisons, nous avons libéré 17 familles coincées par les combats", a-t-il ajouté.

Plusieurs bâtiments autour du Centre sont également passés sous contrôle des ex-rebelles, a indiqué depuis Misrata le conseil militaire du CNT, parmi lesquels un vaste complexe de 700 logements en construction, d'où opéraient de nombreux tireurs embusqués pour ralentir la progression des anti-Kadhafi.

"Les snipers se trouvent désormais dans des bâtiments en hauteur, plus loin à l'intérieur de la ville", a déclaré un combattant pro-CNT au milieu des villas de luxe dévastées et criblées de balles.

La veille, les forces du CNT ont lancé une vaste offensive coordonnée depuis l'ouest, le sud et l'est, pour acculer les forces pro-Kadhafi vers la mer, avec le soutien aérien de l'Otan.

Mais à mesure que l'étau se resserre, les tirs fratricides augmentent. A plusieurs reprises vendredi, des combattants ont reçu l'ordre d'arrêter de tirer car ils touchaient d'autres pro-CNT quelques kilomètres plus loin.

Sur le plan humanitaire, la situation des civils reste critique. Selon la Croix-Rouge internationale, "plusieurs milliers de civils sont toujours bloqués dans Syrte" et seuls quelques médecins sont présents à l'hôpital Ibn Sina, le principal de la ville, pour soigner les blessés.

"En raison des combats, la plupart des patients ont été déplacés vers les couloirs et l'hôpital est plein de civils, dont de nombreuses femmes avec des enfants en bas âge", a déclaré Cordula Wolfisberg, médecin de la Croix-Rouge qui a pu pénétrer dans l'hôpital jeudi.

Plus au sud, à Bani Walid, vaste oasis au relief accidenté à 170 kilomètres au sud-est de Tripoli, les pro-Kadhafi opposaient eux aussi une résistance opiniâtre, que les pro-CNT tentaient à nouveau de contourner en négociant avec les tribus de la ville.

"Nous avons demandé une réunion afin de pouvoir entrer à Bani Walid sans combat, mais s'il n'y a pas d'accord, nous n'aurons d'autre choix que d'attaquer", a déclaré un commandant sur le front. Des milliers d'habitants ont fui Bani Walid depuis plusieurs semaines et l'exode se poursuit.

© 2011 AFP


Autre lecture (lemonde.fr) :

Syrte (Libye), envoyée spéciale - Soutenus par des tirs d'artillerie lourde et les bombardiers de l'OTAN, les brigades révolutionnaires libyennes sont maintenant engagées dans des combats urbains dont l'intensité peut se mesurer au nombre de cartouches de tous calibres qui recouvrent le sol. Reprenant à leur compte les paroles, devenues légendaires, d'un des derniers discours de Mouammar Kadhafi, les pick-up chargés de civils-soldats ont entrepris, mardi 5 octobre, de traquer l'ennemi zenga zenga, "ruelle après ruelle", dar dar, "maison après maison"...


Liens01   -  02