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vendredi 13 novembre 2020

Le "séparatisme islamiste" pour les nuls, version Financial Times

 Le Financial Times publie tantôt un papier signé Olivier Roy et daté du 7 novembre 2020, mettant en cause, à son tour, la pertinence de cette invention baptisée (avec les guillemets de rigueur) "séparatisme" islamiste. Est-ce que, par hasard, cet Olivier Roy aurait lu mon propre papier paru ici même (3 novembre 2020) ? That is the question! Plus sérieusement, tout esprit censé et disposant d'un minimum de culture générale voit bien que ce concept de "séparatisme", ciblant la religion musulmane et elle seule, relève de la plus pure ineptie, ainsi que je l'exprimais ici même.

Sinon, je n'ai pas très bien compris la référence aux gilets jaunes. Pour le reste, ce papier m'a paru suffisamment intéressant pour justifier une traduction en français.

 

 Source

Début octobre, avant les meurtres terroristes d'un instituteur en dehors de Paris et de trois personnes dans une église de la ville de Nice, le président français, Emmanuel Macron, a lancé une campagne de répression du « séparatisme » islamiste en France. Il a annoncé alors des plans pour des contrôles stricts sur les associations religieuses et culturelles, et une interdiction de l'enseignement à domicile, sauf pour des raisons de santé.

Le gouvernement français présentera, début décembre, un projet de loi visant à « renforcer la laïcité », version typiquement française du sécularisme, et à « consolider les principes républicains ». Les propositions reposent sur deux thèses.

Premièrement, ce terrorisme djihadiste serait alimenté par la propagation de l’islamisme ou du « salafisme » dans les banlieues défavorisées de France et, deuxièmement, la manière de le combattre serait de promouvoir, voire d'imposer les « valeurs de la république ».

La première thèse est particulièrement importante car elle suppose que l'on cible tout particulièrement le « séparatisme » islamiste, et pas d'autres communautés religieuses ou mouvements séparatistes laïques, comme le nationalisme corse. Cela pourrait conduire à des décisions allant de l'interdiction aux États musulmans d'envoyer des imams en France, à l'interdiction aux médecins de fournir des certificats de virginité. Cela peut également exiger des services publics qu'ils signalent les « premiers signes de radicalisation » - généralement rien de plus qu'une démonstration de dévotion telle que la prière en public. En plus d’élargir la capacité de l’État à interdire les organisations jugées nuisibles à la République, M. Macron a appelé à une expansion des programmes existants de lutte contre la radicalisation.

Les propositions soulèvent deux questions clés. Quel est le lien entre l'islamisme et la violence terroriste ? Et quelles sont ces « valeurs républicaines » que l'exécutif veut protéger et renforcer ?

Mon enquête sur les responsables des précédents attentats terroristes sur le sol français montre, contrairement à l’opinion désormais dominante, qu’il ne s'agit pas de sujets radicalisés via une « incubation salafiste » dans les mosquées et les écoles religieuses des banlieues défavorisées de France. Au contraire, la plupart s'étaient radicalisés au sein de petits groupes d'amis et de parents, souvent dans un milieu caractérisé par la petite et moyenne délinquance. Ils utilisent Internet pour trouver des textes et de l'inspiration, et font peu voire pas de référence aux principes de la charia. La plupart d'entre eux vivaient à la marge de la communauté musulmane, pas en son centre.

Les mesures actuellement proposées auraient-elles pu empêcher l'un quelconque des attentats terroristes perpétrés en France depuis l'attentat du métro parisien en 1995 ? La réponse, me semble-t-il, est non.

La deuxième thèse qui sous-tend le projet de loi – à savoir que la réaffirmation des « valeurs de la république » est au cœur de la lutte contre l'islamisme - soulève deux autres questions. Quelles sont précisément ces valeurs ? Et que signifie le fait de les imposer à une société censée respecter la liberté d'opinion et de croyance ?

Il est vrai qu'il y a eu une croissance en France au cours des deux dernières décennies de ce que j'appelle le « néo-fondamentalisme ». J'entends par là la transformation des formes traditionnelles de l'islam en un système de normes explicites qui ont un impact sur la vie sociale, y compris le port du hijab, appelle à manger de la nourriture halal et à refuser de serrer la main des femmes.

Le néo-fondamentalisme a pris racine dans certaines des régions les plus défavorisées de France, alors même que les fractures sociales du pays se sont aggravées. Cela a également donné naissance à des mouvements de protestation non religieux, tels que les gilets jaunes. Mais quelle est l'alternative que les « valeurs républicaines » sont censées incarner ?

Ces valeurs n'ont pas été consignées dans la loi de 1905 qui a établi la séparation de l'Église et de l'État. Les valeurs de la République, à cette époque, étaient des valeurs chrétiennes conservatrices sécularisées - les femmes n'avaient pas le droit de vote et l'homosexualité était criminalisée.

Les valeurs républicaines auxquelles le président Macron fait référence sont clairement les valeurs libérales des années 1960 : égalité des sexes, liberté sexuelle, mixité, etc. Mais en quoi ces valeurs diffèrent-elles des valeurs des autres pays européens ?

Ce qui est spécifiquement français dans les valeurs que le président a choisi de défendre, c'est la laïcité, ou le sécularisme. Le projet de loi aurait pour effet de réduire l'affichage de la foi religieuse, et pas seulement de l'islam, dans la vie publique, souvent au détriment des valeurs très libérales - liberté de religion, de pensée et d'expression - qu'il est censé protéger.

Voir ces questions, comme le font certains critiques, à travers le prisme du racisme, n'a pas de sens. De nombreux musulmans laïques sont des partisans de la lutte pour les valeurs républicaines. À l'inverse, de nombreux catholiques conservateurs se sentent de plus en plus mal à l'aise avec les interprétations actuelles de la laïcité. Et si certains sont hostiles à l'islam, ils rejettent l'idée même de ce que M. Macron appelle le « droit au blasphème ». Le vrai problème ici est donc ce qui reste de la liberté religieuse dans notre république sécularisée.

 

 

vendredi 25 octobre 2019

Sémantique de la désinformation #19


Épisode §19. Deux femmes forcément soumises !


Par parenthèse, le flot de visiteurs sur ce blog m'épate toujours, surtout depuis le début de la présente série sur la sémantique de la désinformation ! Et ça vient de partout, via l'incontournable 'Gogol'. Il faut dire (conseil aux jeunes blogueurs et blogueuses) qu'il existe un truc fort simple pour exciter l'intérêt des moteurs de recherche : ajouter plein d'images à votre texte, et surtout, les garnir de 'tags', soit des balises (alt="...") incluses dans le code et contenant des mots-clés. Ainsi, les images "taguées" apparaissent plus facilement dans des rubriques du type 'Gogol-images'.

Autre chose ?

Comme preuve qu'à la bêtise, nul(le) n'est tenu(e), voici une capture d'écran tirée du site du journal suisse Le Temps.


Ouf ! Il y en a qui savent encore distinguer un foulard d'un voile !

Et que dire d'Ilhan Omar, cette somalienne des États-Unis toujours coiffée, qui serait, selon certains commentateurs aussi stupides qu'incompétents, le symbole de la soumission des femmes au patriarcat.

Soumise, Ilhan Omar, vous êtes sûrs ? Ce qui est certain c'est que personne n'a osé, à ce jour, lui formuler pareille ineptie ! Dois-je vous avouer que j'adore cette fille, qui est l'incarnation même de la femme libérée, qui peut changer de tête trois fois par jour sans jamais oublier de paraître sexy ? Il semble que son époux (parce que cette femme libre était mariée ???) en ait pris quelque ombrage !






Deuxième visage de femme, forcément soumise, à en croire les cuistres et les féministes de pacotille : celle-là doit toujours donner des sueurs froides à l'oligarchie iranienne.


Par parenthèse, le mari de Maryam Radjavi semble avoir disparu de la circulation il y a pas mal de temps maintenant, et personne ne sait ce qu'il est devenu !


Petit supplément illustré

Quiz : savez-vous à quoi correspond l'image suivante ? Il s'agit, bien évidemment, d'un édifice religieux (catholique). Oui mais plus précisément ? Je vous le donne en mille !

 


Liens : 01 - 02 - 03 - 04


mercredi 23 octobre 2019

Sémantique de la désinformation #17bis


Épisode §17bis. Où il est encore question de foulards, de turbans, de hidjabs, etc., rebaptisés... voiles

L'autre soir, je jette un œil furtif sur les chaînes  de télévision (françaises) dites d'information, lorsque je tombe sur un échange entre Nagib Azergui, de l'Union des Démocrates Musulmans de France et des journalistes de la chaîne BFMTV. Il y est question de... voile et de... listes communautaristes.

Ainsi, donc, un parti "démocrate chrétien" serait tout à fait en phase avec les us et coutumes politiques françaises, mais pas un parti "démocrate musulman" !

Comme preuve que les politicards ne sont jamais à court d'idées ! Mais entre nous, on parie combien que personne, parmi moult aboyeurs de droite et de gauche, n'aura les c... (= couilles !) pour ne serait-ce que tenter d'initier une loi interdisant à des démocrates musulmans ou autres de créer un parti politique ?!

Mais il était aussi question d'autre chose durant le court laps de temps que j'ai consacré à cette chaîne de télévision : alors que Nagib Azergui parlait continûment du "foulard" sur la tête de certaines femmes, son interlocutrice, j'ai nommé la journaliste (ou journaleuse ?) Camille Langlade persistait à lui rétorquer "voile".

C'est à se demander s'ils (politicards et journaleux) ne se sont pas donné le mot pour SURTOUT marteler le slogan VOILE  sur tous les tons. C'est à se demander aussi si ces gens ne cherchent pas à paraître plus bêtes qu'ils ne sont en réalité ! Parce que, lorsqu'on interroge de jeunes élèves d'un collège ou lycée quelconque, en leur montrant des images de "voiles", bien évidemment ils s'écrient : "Mais monsieur, ça ce n'est pas un voile ; ça oui, ça non ; c'est juste un foulard !".

Autre chose ? Un ancien ministre de l'Intérieur, ci-devant maire de Lyon, interrogé sur une radio, y a déclaré, tout récemment, qu'il souhaitait voir le président de la République prendre la parole sur les questions de voile et de laïcité. Et moi de m'interroger...

Il se trouve que le ci-devant maire de Lyon, Gérard Collomb, est un agrégé de lettres classiques, si je suis bien informé. Et moi de regretter que notre ex-agrégé de lettres classiques n'ait pas saisi l'opportunité qui lui était offerte pour dispenser à quelques millions d'auditeurs sa science de la langue française, à commencer par l'étymologie du mot "laïcité".

Ne dit-on pas "prof un jour, prof toujours" ? À ceci près que la France compte une myriade d'ex-agrégés de ceci ou de cela, qui n'ont jamais mis les pieds dans une salle de classe, le titre "Agrégé" n'étant là que pour faire joli sur une carte de visite !

Last but not least : vous allez finir par connaître mon appétence pour les beaux visages (et pas que les visages !) féminins, moi qui me suis converti à la photo en relief il y a un bout de temps maintenant.

Certaines des images qui suivent ont déjà été postées ailleurs sur ce blog. Toutes ces images sont protégées contre la copie moyennant une déformation ou un floutage. Lunettes rouge-cyan requises. De magnifiques visages et d'envoûtants regards de femmes reflétant subliminalement toutes les splendeurs de l'Orient  (lequel Orient passe - aussi - par l'Afrique !). 









 

Encore une femme à la tête recouverte d'un... Je suis curieux de savoir comment nos journaleux et politicards appelleraient cet accessoire vestimentaire sur la tête de cette célébrité (Chantilly, 2014, en marge du Prix de Diane ; image en 3D).
C'était dans quel film déjà???? - Cliquer sur l'image pour l'agrandir



Liens : 01 - 02 - 03 - 04 




mercredi 5 avril 2017

À propos d'une mauvaise approche de la "laïcité"


Laïcité : voilà un terme que presque tout le monde emploie à mauvais escient. Je m'en vais, donc, remettre quelques idées en place dans l'esprit de certaines personnes peu rigoureuses avec l'emploi des mots.

Est dit laïc quelqu'un n'appartenant pas au clergé. C'est ainsi que la soutane d'un prêtre ou d'une religieuse catholique est nécessairement liée à sa profession et constitue, par là-même, un signe d'appartenance à un ordre ecclésiastique, voire à une congrégation ; en clair, il s'agit d'un uniforme facilement identifiable et à la signification parfaitement connotée.


Il en va tout autrement de la tenue d'une Samira ou Latifa... quelconque, leur appartenance religieuse ne figurant nulle part sur leur habillement, et ce, tant qu'elles n'ont manifesté publiquement aucun comportement susceptible de trahir leur éventuelle affiliation religieuse

Il se trouve tout simplement que l'Islam 1) n'a pas de clergé en ce qui concerne sa branche majoritaire : le sunnisme, et 2) dispose d'un clergé mais uniquement masculin en ce qui concerne sa branche chiite.

Par conséquent, le fameux débat autour de signes d'appartenance à je ne sais quelle religion (mais à peu près tout le monde aura compris qu'il s'agit essentiellement de l'Islam, et uniquement chez des femmes !), s'agissant de personnes n'étant manifestement affiliées  à aucun clergé, relève de la plus pure ineptie.





Par parenthèse, lorsqu'une journaliste, hôtesse de l'air, pilote d'avion, touriste... de sexe féminin, donc, au moment de se poser sur un aéroport saoudien ou iranien..., se couvre la tête d'un foulard, pour se conformer aux usages en cours dans le pays en question, personne ne suppose qu'on exige d'elle une conversion - fût-elle de courte durée - à l'Islam.

De même, lorsqu'un mufti libanais prétend imposer à Marine Le Pen le port d'un foulard en prévision d'une réception de la présidente du Front National, je ne sache pas que notre mufti ait exigé d'elle une conversion préalable à l'Islam !

C'est dire si ce - faux - débat est cousu de fil blanc et ne grandit pas ceux et celles qui prétendent l'ériger en affaire d'État !

Mais j'avais évoqué, récemment, un autre aspect de la pratique de l'Islam, en commentant le premier débat pour la présidentielle intervenu sur la chaîne française TF1 (20 mars 2017). J'y affirmais un certain nombre de choses autour de la banalisation de l'Islam dans un certain nombre de milieux, parfois de la manière la plus inattendue, comme, par exemple, le fait que bien des familles aisées de l'Ouest parisien, notamment juives, mangent plus souvent halal que casher, et ce, pour la simple raison que les femmes de ménage - et cuisinières - juives y sont rarissimes, les familles les plus "chanceuses" étant bien contentes de tomber sur une "Samira" ou "Latifa", quand un fort contingent d'autres en sont réduites à recruter de braves soubrettes chrétiennes car originaires d'Afrique noire ou des Philippines, par exemple, donc catholiques et peu versées dans la pratique du "casherout".

Je discute, un jour, avec une mère de famille - des avocats à la Cour, quartier de l'avenue Kléber, non loin de l'Arc de Triomphe de l'Étoile - dont le fils cadet préparait sa 'bar mitzvah' ; et, pour ce faire, il se rendait, une ou deux fois par semaine, à la synagogue du coin. Le gamin avait une jolie petite collection de kippas. Seulement voilà, la petite dame qui m'ouvrait régulièrement la porte, je veux parler de la soubrette, venait des Îles du Cap-Vert. Je décide de titiller la mère : 

- Au fait, il mange où à midi ?
- Comment ça, il mange où ?
- Ben, je crois savoir qu'Alexandre ne rentre pas à la maison à midi ; il doit, donc, manger quelque part !
- Ben, il mange à la cantine, à Janson. 
(N. B. Janson de Sailly est un fameux lycée du 16ème arrondissement de Paris.)

Je ne pose pas d'autre question, mais j'ai bien vu que les yeux de la dame lançaient des éclairs, l'air de dire : "L'enfoiré, il m'a eue !". 

Ben oui, quoi, un gosse qui prépare sa Bar Mitzvah, et qui ne mange même pas casher, pas plus que le reste de la famille, ça vous étonne ? Mais je n'ai pas voulu en rajouter une couche, sinon la dame serait devenue hystérique !

À dire vrai, que le gamin ait mangé à la cantine du lycée ou à la maison n'aurait strictement rien changé, dès lors que la cuisinière ne devait pas bien maîtriser le casherout, pas plus que la mère, d'ailleurs, et je parle en parfaite connaissance de cause, mes deux premières "fiancées" ayant été deux juives (ashkénazes), et j'ai fréquenté plein de familles. Sur ce plan, on peut dire, sans trop se tromper, que la tradition est mieux observée chez les "Sépharades". 

J'observe, en passant, que notre couple d'avocats, tout "Juifs progressistes" qu'ils fussent, n'en manifestaient pas moins un soutien sans faille à la politique répressive et annexionniste du Likoud en Palestine - phénomène, du reste, fort répandu ; (j'ai quand même passé une petite vingtaine d'années au sein du Paris haussmannien !), ainsi que j'ai pu moult fois le vérifier avec l'aîné de la famille, que ses parents envisageaient, du reste, d'envoyer en Israël, histoire de s'y "ressourcer".

- Mais c'est la faute des Palestiniens ! répétait-il inlassablement, à chaque fois que nous évoquions telle ou telle opération répressive israélienne (destruction de maisons, tirs de missiles sur véhicules suspects, etc.).
-  Et ils auraient dû faire quoi, à ton avis, les Palestiniens ?
- Ben, ils ont bien une police ! Elle n'avait qu'à arrêter tous ces terroristes !

Je sentais bien que le garçon ne faisait que me répéter tout ce qu'il entendait à table, le soir, et là, je me faisais un plaisir de lui rappeler tout ce que ses avocats de parents savaient pertinemment, à savoir, notamment, que "terroriste" est un concept bien élastique, puisque, dans les années 1940-44, De Gaulle était un terroriste pour le régime de Vichy ; par ailleurs, en cas d'occupation d'un pays (cf. l'occupation nazie en France), c'est à la puissance occupante, et non au pays occupé, qu'il incombe d'assurer la sécurité des populations...

Et je le plantais là, le laissant à ses cogitations ; mais, dès la séance suivante, il revenait à la charge et je sentais bien qu'il y avait eu une vive discussion au sein de la famille...

Des Juifs de "gauche" ! (Autre concept bien élastique !!!)

Mais ceux-là n'avaient pas la chance d'avoir une Samira ou Latifa pour leur faire la cuisine, à moins que, compte tenu de leur fort penchant pro-Likoud, la présence d'une femme "arabe" au sein du ménage ne leur ait été fortement déconseillée (vous imaginez les débats, à table, avec une Samira, potentiellement pro-palestinienne, écoutant aux portes ?!).

En attendant, il y en a plein, des Feujs de l'Ouest parisien, qui mangent bel et bien halal. Ceux qui ne me croient pas n'ont qu'à faire un sondage, tiens !

Le fait est que cet "Islam soft", via le halal, est largement répandu un peu partout, notamment non loin du Paris haussmanien, je veux parler de toute cette banlieue s'étendant autour du quartier d'affaires de La Défense (Courbevoie, Puteaux, Suresnes, Nanterre...). Et là, ce sont des centaines de scooters qui sillonnent le secteur, pour livrer qui des pizzas, qui des sushis, qui du tandoori, voire des nems..., dont beaucoup sont estampillés... halal !

Ci-dessous, je vous ai rassemblé un tout petit échantillon de tracts collectés ces derniers mois, dont un seul (le premier) émane d'un restaurant maghrébin... À vous de rechercher la mention 'halal' (ça se lit de droite à gauche : حلالا).



















Vous avez compris, que même les pizzerias et autres restaurants dits de "sushis" , voire thaïs, s'étaient mis au halal ?

J'en connais qui vont devoir se faire une raison !

mercredi 24 août 2016

France : psychodrame autour d'un gadget vestimentaire nommé 'Burkini' ou quand, décidément, les cons osent tout!


Août 2016. La France vit sous la psychose des attentats ; les touristes étrangers désertent les hôtels et les stations balnéaires, de grandes manifestations culturelles ou traditionnelles, comme la braderie de Lille, sont purement et simplement annulées..., et c'est le moment que choisit une petite clique de politicards, de politicardes et de pseudo-intellectuels pour essayer de rallumer une guerre perdue d'avance autour d'un accessoire vestimentaire nommé 'Burkini'. Et moi de penser : "Ah, les cons !"

Il faut dire qu'un certain nombre de maires, notamment dans le sud de la France, vous savez ? dans ces stations balnéaires si prisées des cheikhs et des émirs des principautés du Golfe arabo-persique, ces nababs à qui l'on déroule volontiers le tapis rouge quand il s'agit de privatiser une plage publique à leur intention exclusive, qui ont acheté une bonne partie des Champs-Elysées et du quartier avoisinant, dont les épouses se pavanent volontiers en compagnie de leurs nombreux gardes du corps dans les beaux quartiers (voyez l'Avenue Montaigne ou la Place Vendôme), pour y acheter moult robes de grands couturiers, montres, colifichets et parures de luxe, sans oublier ceci :

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Les connaisseurs auront reconnu un 'Carré Cartier' suivi de deux 'Carrés Hermès' ; prix moyen autour de 400 euros. Entre nous, quelqu'un pourrait-il me dire ce qu'il adviendrait de ces accessoires vestimentaires s'il n'y avait pas toutes ces bourgeoises arabes, pakistanaises et autres orientales ? 

Ce matin même, j'écoutais, à la radio, l'interview d'un ancien magistrat français, énonçant du haut de sa morgue et de sa suffisance d'"être supérieur chargé de civiliser le reste du monde" combien il était essentiel de sauver ces pauvres femmes manipulées par les intégristes (vous avez compris qu'ils ne pouvaient être que musulmans...), et imposer les règles du 'vivre ensemble' (vous avez compris que, dans leur esprit, il s'agissait plutôt du 'vivre comme eux !'), et patati et patata. Et moi de penser : "Et dire que ce pauvre homme est juriste de formation, comme quoi, il a bien fait de quitter ce métier pour se lancer dans la politique !".

Il se trouve simplement que l'on dispense aux élèves des collèges de France et de Navarre (je suis à l'aise pour en parler puisque je l'ai fait) une discipline baptisée ECJS (Education Civique Juridique et Sociale) consistant en une compilation de principes fondamentaux régissant l'organisation sociale et politique dans ce qu'il est convenu d'appeler des pays civilisés. Nos petits collégiens et collégiennes apprennent à cette occasion des notions fondamentales comme la présomption d'innocence en matière pénale, l'exigence du contradictoire dans toute procédure juridictionnelle, les droits de la défense... ainsi que l'égalité de tous devant la loi, autrement dit, que la loi doit être la même pour tous.

Il se trouve, par ailleurs que, dans mes jeunes années, disons dès le collège, les professeurs de français insistaient toujours sur une règle méthodologique simple : face à une dissertation, la première chose à faire est de bien définir les termes du sujet, de manière à ne pas commettre le fameux "hors sujet".

Le sujet ? Ce fameux "burkini".

Entre nous, est-il besoin de sortir d'Oxford ou de Harvard pour comprendre qu'il s'agit là d'un néologisme tout récent, n'importe quel(le) collégien(ne) comprenant instantanément qu'il s'agit de la fusion entre 'burk' et 'kini' ? Ledit collégien ou ladite collégienne se livrant à une recherche rapide sur l'Internet découvrirait rapidement que l'invention vient d'Australie et qu'il s'agit - mais comment aurait-il pu en être autrement ? - d'une marque déposée

Du reste, quand on examine l'objet, on constate rapidement que son appellation est quelque peu usurpée, dès lors que le 'burk' est censé renvoyer à 'burka', cagoule composée d'un grillage camouflant le visage des femmes afghanes et d'elles seules, alors même que le fameux burkini ne camoufle nullement le visage de celles qui le portent.

L'essentiel, ici, est de comprendre qu'il en va du 'burkini' comme des 'Ray Ban', du 'bic' ou du 'fridigaire', dès lors que toutes les lunettes de soleil ne sont pas des 'Ray Ban', pas plus que tous les stylos à bille sont des 'Bic' ni tous les réfrigérateurs des 'Frigidaire' !

Vous avez compris que toutes les tenues de bain recouvrant la tête des femmes ne sont pas des 'Burkinis', pas plus que toutes les chaussures de sport ne sont des 'Nike' ni des 'Asics', ni tous les stylos à bille des 'Bics' !

Autant dire que si la petite clique d'intellectuels de pacotille, de politicards débiles - excusez le pléonasme - de juristes et de journalistes ayant manifestement séché les cours d'ECJS au collège, dans leur jeunesse, étaient moins stupides, je veux dire moins CONS, ils réaliseraient qu'une interdiction du 'burkini', contrevient au principe fondamental de l'égalité devant la loi en visant nommément une marque de vêtements.

On peut, en effet, imaginer que tout burkini qui se respecte est facilement identifiable à l'aide d'une étiquette comme on en trouve dans tous les vêtements.

Autant dire que si la propriétaire australienne de la marque 'Burkini' décidait d'attaquer devant les tribunaux telle ou telle municipalité ayant nommément interdit le vêtement en question, je ne vois pas très bien comment lesdits tribunaux pourraient faire autrement que de constater qu'il y a bel et bien eu violation par ces villes du principe d'égalité : pourquoi viser cette marque en particulier et pas les autres ?

Vous avez compris que les rigolos ayant commis cette série d'arrêtés municipaux risquent rapidement de devoir reconsidérer leur misérable prose ?

Il paraît que le Conseil d'Etat va être amené à statuer incessamment. Pour ma part, je me contrefiche éperdument de l'avis de cette instance, la même qui, il n'y a pas si longtemps, s'est permise d'interdire le spectacle d'un humoriste (Dieudonné), procédure liberticide que l'on n'avait pas connue en France depuis cette période funeste où Jean Anouilh avait dû soumettre le texte de son Antigone à l'appréciation préalable de la Kommandantur !  

Mais j'ai autre chose à présenter aux visiteurs de ce blog : toute cette agitation débile repose, en effet, sur un principe selon lequel un certain nombre d'individus ont décidé de s'auto-proclamer "experts dans l'identification [éventuelle] de signes d'une religion qui, par définition, n'est pas la leur".

Vous avez compris que, par certaines lois et certains réglements, n'importe quel policier municipal dans certaines villes, à l'instar de n'importe quel principal de collège ou de proviseur de lycée, se verrait désormais investi de la compétence d'"expert en signes religieux", dès lors que ni la loi de 2004 (portant sur les "signes religieux ostentatoires" en milieu scolaire) ni les arrêtés municipaux évoqués ici n'ont produit le moindre descriptif de ce à quoi sont censés ressembler ces fameux signes d'appartenance à une religion !

Question : mais d'où, donc, ces grands esprits tirent-ils leur expertise en matière de signes d'appartenance à une religion qui - rappelons-le -, par définition, n'est pas la leur ? 

Afin d'illustrer ce propos, je vous soumets, ci-dessous, les résultats d'une petite recherche iconographique qui ne m'a pas pris longtemps. Je suis, donc, allé feuilleter divers ouvrages de ma bibliothèque personnelle, et en ai extirpé ce qui suit.

Soit un petit quiz : essayez, donc, de deviner la religion des femmes représentées ci-dessous.

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Il se trouve que je suis un visiteur assidu des musées, et que j'apprécie tout particulièrement les portraits de femmes. Ci-dessus, vous avez probablement reconnu, entre autres,  des œuvres fameuses de Georges de la Tour, Pieter de Hooch, Le Nain..., cette sublime négresse visible au Louvre et que l'on doit à la très talentueuse Marie-Guillemine Benoist. 

S'agissant de la peinture flamande, notons qu'elle regorge de portraits de femmes... couvertes ; voyez Vermeer van Delft (La jeune fille à la perle, La laitière, La lettre...).

Mais si vous n'avez pas réussi à identifier la religion de ces modèles de la grande peinture européenne, peut-être aurez-vous plus de chance avec les femmes qui suivent ?

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Ci-dessus, un panneau tiré du 'Monde Magazine'. J'avoue être parfaitement incapable de deviner la religion de ces femmes. En revanche, je ne pense pas me tromper énormément en affirmant qu'il s'agit d'Africaines de l'Ouest : Burkina Faso, Niger, Mali, peut-être Guinée, une ou deux Ivoirienne(s) ou Camerounaise(s), mais pas de Tchadienne, Nigériane, Sénégalaise. Comment je le sais ? Les Africains savent parfaitement se reconnaître les uns les autres. Le fait est qu'aucune de ces femmes ne porte de tenue à connotation religieuse mais plutôt d'inspiration traditionnelle. C'est ainsi que les Sénégalaises, par exemple, adorent se confectionner d'énormes turbans très artistiquement étudiés, alors que les Mauritaniennes arborent souvent un style très dépouillé mais toujours coloré rappelant celui de feu Benazir Bhutto.

Ce qui suit est encore plus sophistiqué. Là encore, rien que des Africaines. Et alors là... Vous comprenez peut-être pourquoi, nous autres mâles africains sommes farouchement et indissolublement hétérosexuels, nos filles étant probablement les plus sexy de la Terre ; rien à voir avec ces pseudo-féministes mal b... qu'on croise ailleurs ! Car, dans l'art d'être sexy et de l'afficher ostensiblement, là où d'autres se croient obligées de montrer seins et fesses rebondi(e)s et éventuellement siliconé(e)s, les filles d'Afrique sont capables d'allumer les mecs sans avoir l'air d'y toucher, exploitant au maximum le moindre bout de tissu qu'elles ont sur la peau, le tout agrémenté de ce déhanchement inimitable... Jugez-en plutôt !

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J'imagine que nos expert(e)s auto-proclamé(e)s en reconnaissance de signes... religieux n'auront aucun mal à deviner la religion de chacune de ces allumeuses !

Autre chose !

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Juste pour rire : je suis à peu près certain que, par les temps qui courent, la Grande Odalisque et la Baigneuse de Ingres auraient été interdites de plage quelque part entre Marseille, Cannes, Nice..., pour cause de port de foulard... comment disent-ils déjà ? Islamique ?

Les CONS ça ose vraiment tout !!!!!